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La question de l’emploi > Discussion, débats >

Immersion dans l’insertion Immersion dans l’insertion

Une partie de l’équipe de TAE et Ahmed de chez PRAO vont assister à une conférence sur l’insertion par l’activité économique à l’occasion du 100ème numéro de "La lettre de l’insertion par l’activité économique".

Prologue

(JPEG) Il est 17h. On est en retard (pour changer). On est six. Il y a Sami, Ahmed, Bruno, Paul, Christian et François. L’imprimante nous jette l’itinéraire et nous voilà partis, en formation serrée, vers la rue de Charonne (métro rue des Boulets).

Une conférence au sommet

(JPEG) On arrive finalement à l’heure (en fait c’est la conférence qui était arrivée en retard), invités (normal pour des VIP). Le président d’Alternatives économiques prend la parole et lance le débat...

C’était Ahmed, notre ami-collègue-voisin de chez PRAO qui nous a proposé cette conférence. Elle est à l’initiative de « La lettre de l’insertion par l’activité économique », et en partenariat avec Alternatives économiques.

Combattre l’exclusion : comment favoriser l’accès à l’emploi durable et de qualité

Les participants prennent la parole chacun leur tour, font l’état des lieux de l’insertion et de l’emploi en France et en Europe, proposent et publient.

Je note à la hâte et à l’envie ce qui doit rester et ce que je comprends.

Voilà mes notes :


Plusieurs intervenants : (JPEG)

-  Claude Alphandéry (Président du Conseil national de l’insertion par l’activité économique),
-  Marie-Pierre Establie (déléguée d’Alliances ville emploi)
-  Serge Paugam (sociologue)
-  Didier Robert (vice président d’ATD Quart-Monde)
-  Carole Tuchszirer ( chercheuse à l’Institut de recherches économiques et sociales)
-  Carole Yerochewski (animatrice du débat, et rédac chef de lettre de l’insertion par l’activité économique).


Intervention de Serge Paugam

On a constaté il y a dix ans la précarité existait pour les actifs au sein même de l’entreprise alors qu’on avait une image d’exclusion due au chômage, on parlait de « salarié de la précarité ».

Il faut distinguer travail et emploi

On parle tout d’abord de la précarité de l’emploi due à :
-  L’insécurité salariale : perte d’emploi, emploi précaire
-  L’insécurité de l’emploi : sentiment d’insécurité chez les salariés y compris pour les CDI [1], mesuré par des statistiques, en raison des plans sociaux florissants de nos jours.

Il existe aussi une précarité par rapport au travail (qui concerne les conditions d’exercice d’une activité professionnelle).
-  Le fonctionnement des entreprises à flux tendu renforce les changements de rythme dans le travail.
-  Les salariés doivent présenter une grande adaptabilité au changement.
-  Ils sont aussi soumis à des flexibilités productives (évolution des normes de qualité).

En fait, les salariés ne sont plus insérés dans un collectif mais sont en compétition ouverte. Il y a en réalité plusieurs types de salariés :
-  ceux qui ont la sécurité de l’emploi mais dont l’emploi est inintéressant.
-  ceux qui sont dans une situation d’insécurité face à l’emploi mais qui ont une vision positive de leur emploi.

La qualité du travail et de l’emploi repose en fait sur :
-  la protection du salarié : son insertion dans des collectifs.
-  la reconnaissance. Le sociologue distingue ici trois caractéristiques pour le salarié moderne. C’est un :

homo faber : « il se fait en faisant », on a tous besoin de se reconnaître dans ce que l’on fabrique.

homo economicus : la valeur de la rémunération doit correspondre à la valeur du salarié, dans cette société où l’argent occupe une place primordiale, le salaire est un moyen de mesurer sa propre valeur (ndr : c’est vrai mais c’est triste).

homo sociologicus :il a besoin de sentir qu’il a sa place dans l’entreprise.

Intervention de Didier Robert

Bon là j’ai pris peu de notes, en fait Didier Robert représentait le CES [2] et présentait le rapport du CES dont il est le rapporteur. (désolé Mr Robert)

Intervention de Claude Alphandéry

Mr Alphandéry a fait un état des lieux de l’insertion en France avant de présenter quelques propositions.

Aujourd’hui, les initiatives d’insertion se professionnalisent, marquent le pas, et ont un avenir incertain.

Professionalisation

-  les travailleurs sociaux sont maintenant plus compétents pour gérer les structures d’insertion.
-  l’insertion aborde les problèmes de façon plus globale.

Elles marquent le pas

-  de nouvelles peronnes doivent reprendre le flambeau mais il y a un déficit de formation.
-  problèmes de communication, de merchandising.
-  le privé gagne de plus en plus de marchés publics qui privilégiaient l’insertion.
-  il faut sans cesse trouver de nouvelles idées pour avoir une longueur d’avance sur le privé.
-  le nombre des contrats CES CEC est en baisse.

Leur avenir est incertain

-  La loi de mobilisation pour l’emploi va être néfaste pour l’insertion.
-  Les RMA qui sont destinés à des entreprises classiques risquent de se substituer à l’insertion.

PROPOSITIONS :
- consolider l’existant, ne pas essayer de repartir de zéro. on constate que l’offre d’insertion est insuffisante, elle a en fait besoin de moyens (sous la forme de personnes compétentes et de budgets).
-  il faut un meilleur accompagnement des personnes.
-  il faut décloisonner les politiques territoriales, on a besoin de critères globaux (risque d’inéquité selon l’endroit si décisions sont locales).

Intervention de Carole Tuchszirer

Il faut être vigilant sur l’évolution des protections sociales en Europe, et les exclusions des systèmes d’indemnisation font que les chômeurs acceptent n’importe quel emploi.

En Europe les conditions de départ des chômeurs se dégradent, dans certains pays des restrictions apparaissent (différentes selon les pays) :

-  difficultés d’accès à l’assurance chômage.
-  le niveau d’indemnisation des chomeurs diminue.
-  il y a une réduction de la durée des indemnisations.
-  les chômeurs sont obligés d’accepter des emplois « convenables ».

Voilà pour la conférence

Epilogue

(JPEG) Le débat se poursuit ensuite autour de quelques flûtes de champagne et de petits four aimablement servis par le boss « d’Alternatives Economiques », et par la rédac chef de « la lettre... ». Le cocktail est fort sympatique et permet à nos cerveaux essouflés de se calmer un peu...

[1] contrat à durée indéterminée

[2] conseil économique et social




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